
Au départ il y avait myspace.com .
Un incroyable « shacker » de propositions où les créateurs entraient en action en échangeant leurs idées.
De commentaires en commentaires des collaborations naissaient : de créatif à créatif. Des artistes aux designers ou musiciens un écosystème se formait pour rendre les choses possibles à l’intérieur d’une immense communauté.
Mais un ingrédient manquait : L’argent.
Mon blog sur la customisation cache secrètement la volonté d’introduire la créativité dans la chaîne de conception et de production des produits. Espérer montrer qu’ils ont leur place dans les bureaux d’études des entreprises mêmes les plus sérieuses dans leur méthode de recherche et développement. Parce que je suis persuadé qu’un artiste ou concepteur visuel peut apporter une valeur ajoutée artistique différenciante pour beaucoup d’entreprises. (voir mon article sur la Customisation de masse).
À cette période (début 2007) très peu d’industriels ou de marques étaient là pour investir et bénéficier de cette énergie.Du coup sans apport financier pour activer des projets et des productions collectives, l’enthousiasme des « myspacers » s’effrite progressivement.
Mais on n’arrête pas le progrès et cette tendance de fond de la collaboration dans un environnement de connectivité globale, d’autres modèles sont en train d’apparaître : De nouvelles entreprises (2.0) qui ont intégré le modèle communautaire centré sur un ou quelques produits standard mais qui font appel à des milliers de designers pour personnaliser ce(s) produit(s). Les propositions graphiques étant soumises aux votes des visiteurs du site et qui éliront le produit qui sera fabriqué et distribué dans un modèle one to one. De petites series de produits vendus à l’échelle mondiale avec une qualité graphique unique.
A ce stade le modèle est complété par la faiblesse du modèle précédent : les designers sont rémunérés pour chacune de leurs propositions sélectionnées et fabriquées avec un coefficient fonction du nombre de ventes. L’argent n’est donc plus le maillon faible.
Threadless.com propose 2 500$ par design sélectionné et imprimé sur une ligne de t-shirt, avec la possibilité de gagner jusqu’à 22 500$ en fonction du nombre de ventes, plus des récompenses dans des concours mensuels et annuels ou les membres de la communauté choisissent les designers de l’année dans différentes catégories mais également ses animateurs tel que le meilleur blogueur, créateur de slogans ou photographe.
L’équilibre de la relation entre le fabricant et les designers semble réajusté et j’espère vraiment que ce modèle se répercutera sur de nombreux projets de personnalisation collaborative comme nous pouvons le voir avec gelaskins.com qui sert d’intermédiaire entre des artistes et des fabricants comme Apple ou Sony pour offrir une solution de personnalisation artistique de produits High-Tech Grand Public comme l’iPod, l’iPhone ou des consoles de jeux.
A propos de rémunération, j’ai entendu dire qu’une nouvelle entreprise Righteous Enterprise lançait une nouvelle ligne de tee-shirt personnalisable suivant ce modèle économique avec une récompense de 500$ par design imprimé avec un bonus potentiel de 4 750$ en fonction du nombre de ventes.
Si vous avez un bon design à soumettre, pourquoi ne pas tenter votre chance ?
Si vous fabriquez ou concevez des produits standard qui souffrent d’une lutte constante sur les prix, pourquoi ne pas faire appel à des créatifs tout en écoutant les goûts de vos clients ?





















